Campagne : Union Européenne - Travail Familial

Valeur du travail familial non rémunéré

Rémunéré ou non, le travail familial d'éducation et de soin, “ care ″, est d’une importance capitale pour toute la société. Il lui apporte une valeur ajoutée indispensable pour son enrichissement et est le reflet d'une qualité de vie. Il reste cependant toujours assimilé au "domaine privé".

Tout travail non-rémunéré, qu’il soit effectué sur une base bénévole formelle ou informelle, dans l'associatif ou au foyer, fait intégralement partie du Modèle Social Européen. Les bénévoles et les personnes actives au foyer sont indispensables à la création d’une société stable et cohérente, élément essentiel à la préservation des principes démocratiques.

Ces personnes actives au foyer sont pour les enfants, les personnes âgées, les malades et les handicapés des sources fondamentales de soins, de bien-être, de soutien et d'éducation. Sans leur contribution inestimable, le budget de la Communauté serait sérieusement compromis.

Le vieillissement de la population remet en question toute l'organisation de nos sociétés. La cellule familiale est l'un des piliers incontournables de cette société du futur.

Le travail familial de "care" est encore assumé majoritairement par les femmes prises en "sandwich" entre leurs enfants, leurs parents, leur carrière professionnelle rémunérée et leur vie personnelle. Actuellement de plus en plus d'hommes revendiquent, eux aussi, la possibilité de le prendre en charge.

Rendre visible ce travail familial de "care", légalement obligatoire, lui rendra son poids économique et social réel, élargira la notion de "travail", permettra une meilleure conciliation "emploi rémunéré - temps familial". Le prendre en considération rend visible la contribution importante des femmes dans le développement de la société.

La F.E.F.A.F. demande :

  • l'obligation, dans la "politique pour rendre l'emploi plus attractif" (objectif de Lisbonne), de prendre en considération toute forme de travail, qu'il soit rémunéré ou non rémunéré, d'en reconnaître la valeur humaine, sociale et économique et, ainsi, reconnaître la dignité et la citoyenneté de ceux/celles qui l'accomplissent à temps partiel ou à temps plein
  • de sortir le travail non rémunéré de son invisibilité, qu'il soit effectué au sein de l'associatif ou des familles: la valeur économique de ce travail doit être chiffrée et les conséquences de sa diminution ou de sa disparition doivent être connues. Il est indispensable de prendre en considération la situation sociale et économique de ces travailleurs non rémunérés
  • d'inventer de nouvelles formes d'organisation du travail incluant le travail à temps partiel volontaire pour raison familiale
  • pour celles (et ceux) qui accomplissent le travail familial de "care" un statut de "citoyen actif non rémunéré" leur assurant des droits sociaux propres sans perte des droits acquis
  • la collecte de données sur toute cette partie invisible de l'économie informelle dans le but de prendre en considération la personne humaine dans son intégralité et pas uniquement au départ d'une rémunération.

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